Le prix a payer

Quelquefois en roulant en voiture je remarque des animaux écrasés sur le bord de la route. Cela me révulse, mais il y a tant de voitures, de routes, de transport, il faut tellement de moyens pour aller d’un endroit à l’autre… Les animaux qui vivent au bord des routes ne peuvent pas tous échapper aux nombreux véhicules qui passent…

Alors, même si cela m’attriste, je reconnais que c’est le prix à payer pour notre civilisation évoluée : qu’à cause de cette nécessité de voyager, j’accepte, nous acceptons la mort d’un certain nombre d’animaux.

Je me dois aussi de faire le parallèle avec les enfants, puisque c’est la réalité actuelle. Le progrès de notre société est au prix de la mort d’environ 600 enfant par jour, en France.

C’est un choix de société qui a été fait pour des raisons sanitaires, médicales, apparemment bonnes : on a décidé de dépénaliser l’avortement.

Cette mesure est devenue, avec le temps qui passe et le progrès des lois qui l’accompagne, un mal apparemment normal qui est le signe de notre société actuelle.  On veut dépénaliser l’avortement, on l’annonce comme un progrès pour la femme, une manière de gérer sa vie, son corps, son émotion, ses relations… On communique dessus, on améliore les diagnostics pour déceler un problème chez l’enfant le plus tôt possible et on forme les médecins pour qu’ils puissent alerter les parents et leur ouvrir la possibilité d’ôter la vie si elle n’est pas aussi parfaite que prévu…

Alors, sur la route de la vie, de notre société, voici que nous pouvons contempler ces 600 enfants morts chaque jour. C’est un prix nécessaire, logique, normal, bon pour que nous puissions exister, pour que je puisse vivre.

A partir de combien ce chiffre, ce nombre d’enfant avortés devient-il insupportable ?

Pour moi, un enfant mort par avortement, c’est déjà trop. Je ne peux plus considérer mon pays, ma société évoluée comme un modèle quand je sais qu’elle se construit sur cette montagne de morts, qui plus est ceux qui sont les plus faibles, ceux que la loi devrait avant tout protéger : les enfants, les enfants à naître.

Alors c’est vrai, je me tais de plus en plus, ne trouvant plus de mots pour me battre et me révolter encore, car je suis horrifié chaque jour que Dieu fait par ce qui se passe chez moi, dans mon pays.

Notre civilisation est construite sur ces choix qui montrent à tous que nous préférons la mort à la vie, l’élimination à l’adoption, la disparition du faible plutôt que la responsabilité de l’adulte, des adultes, de la société.

Je ne sais pas combien de temps je pourrai supporter ce choix qui m’est imposé et que je supporte comme un péché social, comme un fardeau. Je prie pour ces enfants, pour qu’ils m’accueillent quand je rejoindrai le Royaume de Dieu, et qu’ils accueillent leur parents avec la miséricorde de Dieu dans le regard, dans le sourire, dans les bras qu’ils leur tendront en disant : « Papa, Maman, bienvenue, je t’aime ! »

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Daniel RIGAUD

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