2° dimanche de carême

evangelho_Mt 17, 1-9La semaine dernière, nous avons fêté la première année de pontificat du Pape Francois, et les médias ont été nombreux à relater l´événement.

C’est étonnant comme cet homme qui n’était attendu par personne (n’oublions pas que la renonciation du pape benoit XVI a été une surprise pour tous) a donné à sa mission dans l’église une forme inédite, unique, qui étonne ou plait à beaucoup !

Nous venons d’entrer dans le carême par l’imposition des cendres, acte qui nous permet de reconnaître que nous sommes des pêcheurs qui attendent le pardon de Dieu.

Ce temps du carême est une aventure, comme celle d’Abraham quand Dieu lui a dit de quitter son pays, d’aller ailleurs, sans savoir où, en se fiant à sa seule parole, pour trouver un meilleur endroit pour s’installer, pour permettre à sa famille de vivre.

Comment avancer dans la vie en étant attaché au Christ ? Le carême est ce temps qui nous est donné à nous chrétiens par Dieu pour progresser dans la foi, pour donner et recevoir plus d’amour de Dieu, pour se sentir plus attaché, lié à Jésus (le mot religion  veut dire relire, relier).

Jésus est transfiguré devant quelques uns de ses apôtres, qu’il avait soigneusement choisis pour l’accompagner à ce moment. Il a entamé son chemin vers Jérusalem, son chemin vers la fin de vie, et il a commencé à transmettre à ses apôtres ce qui va vraiment lui arriver. Eux,  ils doivent être assez perplexes, à l’image de Pierre. : comment croire que celui qui fait tant de miracles, qui parle à des foules, qui les nourrit de manière extraordinaire peut mourir ?

Alors, sur ce chemin vers la souffrance et la croix, Jésus donne à ses plus proches amis un signe de sa grandeur, de sa divinité, un avant-goût de ce qu’il sera dans au ciel, après sa résurrection. Jésus montre son visage divin, sa face cachée aux yeux des hommes, pour donner du courage à ceux qui l’accompagnent sur le chemin et pour construire leur foi dans la durée. Après la résurrection, ils se diront: « nous savions, nous l’avions déjà vu, et à ce moment-la nous n’avons pas cru ! »

Cette nouvelle est si forte qu’elle doit être tue, non par goût du secret, mais parce que Dieu connaît le cœur humain et sait qu’il la besoin de temps pour aimer pour accueillir son l’amour en vérité, dans sa totalité. Le secret pour Dieu, c’est l’infini respect de la personne humaine dans son histoire dans les étapes qu’elles doit vivre pour grandir et croire qu’il est vraiment le sauveur.

Le carême est un chemin dur, difficile, durant lequel nous devons « prendre notre part de la souffrance du Christ ».

Progresser dans la foi, améliorer notre vie de chretien ne se fait pas sans difficultés. Nous avons des habitudes, nous sommes attachés par des objets, des comportements qui ne peuvent être laissés sans effort. Nous avons vraiment besoin du Christ en gloire, de Jésus qui s’entretient avec les anciens, les prophètes, nous avons besoin de savoir qu’il est le Fils de Dieu, qu’il n’est pas un magicien de plus, un beau parleur qui nous laissera bientôt sur le bord du chemin, encore plus désespérés qu’avant. Il est vraiment le Fils unique du père.

Jésus est le fils de Dieu, le sauveur, il resplendit et a notre tour nous recevons sa lumière, nous sommes éclairés par l’amour dont il rayonne.

En ce dimanche, Dieu nous enseigne qu’il faut savoir partir à l’aventure sans savoir ou elle nous mène, que nous sommes fidèles à Dieu

Il nous enseigne que la difficulté du chemin, de la vie quotidienne n’est pas un obstacle à notre vie de foi mais au contraire le moyen de vérifier que nous tenons à lui : les souffrances non choisies mais offertes et assumées nous rendent plus humains, plus humbles et nous aident à nous sentir proches de tous ceux qui ont des difficultés. La souffrance est l’occasion de choisir à nouveau dieu dans nos vies.

Enfin, la prière et les grâces dont Dieu nous comble si nous prenons le temps de le prier sont les lumières pour le chemin, qui nous redonnent courage et nous montrent que rien n’est vain dans notre existence, mais que tout prend sens en lui, en Dieu.

Béni soit-il !

 DR

Mercredi des cendres

333907Cendres1 Ce soir, j’aimerais, pour commencer ce carême, vous parler des cendres.

Les cendres, vous le savez, sont les restes de la combustion d’un objet.

Les cendres et la poussières sont l’état final de toute matière, quelle qu’elle soit.

Tout, dans ce monde, même les objets les plus solides, les plus durs, finit ou finira, un jour, par disparaître. Tout, dans ce mode, est destructible. Nous aussi, êtres humains, finirons ainsi.

Cependant, les cendres ne sont pas seulement le signe de cette fin à venir : depuis l’ancien testament, elles sont pour les hommes le signe de la reconnaissance de notre finitude, de nos limites, de notre pėchė.

L’homme se revêt de cendres, se roule dans la cendre quand il demande à Dieu de le pardonner, quand il reconnaît ses erreurs (voir Jonas a Ninive)

Que restera t-il quand nous quitterons cette terre ? Avec quoi partirons-nous? Rien.

Même notre corps, celui que nous habitons, que nous découvrons et auquel nous sommes intimement liės, nous le laisserons,.

Alors, si il ne reste rien de nous quand nous partons, qu’est ce qui fait notre humanité, notre dignité d’êtres humains ?

Le psaume 50 nous le dit:  » mais mon cœur brisé et broyé, accueille-le ».

Devant Dieu, nous ne sommes rien. Pire encore, nous sommes des pêcheurs, incapables de faire le bien en vérité, en réalité. Nous essayons, nous parlons, faisons de belles phrases, mais nous retombons, nous jugeons, nous écrasons, nous nous arrangeons pour avoir raison, quitte à travestir la vérité, à la mettre de notre côté quelqu’en soit le prix.

Alors oui, notre cœur est de pierre, il est souvent incapable de s’émouvoir, d’aimer en vérité, de s’ouvrir à tous ceux que l’on rencontre et qui ont tant besoin de notre attention, de notre amitié, de notre amour. Nous sommes lâches, pêcheurs…

Comme il nous en coûte de reconnaître cela ! Moi le premier !

Alors ce soir, Dieu nous donne un chance, encore une : lui, il ne s’habitue pas au mal, il le déteste et veut encore nous donner une chance : détruire notre cœur de pierre pour laisser apparaître notre cœur de chair, ce cœur humain qui bat toujours au plus profond de notre personne, qui cherche le meilleur pour nous et nos proches, qui n’a pas peur de s’engager, de lutter pour la justice, pour ne laisser personne sur le côté dans une société prompte à marginaliser celui qui est plus pauvre, différent, qui ne pense pas pareil.

Ce que nous pouvons faire ce soir, c’est offrir, dans la tristesse et le repentir, notre personne au seigneur, en sachant que nous sommes incapables, sans lui, de quelque bien que ce soit, que Lui seul peut nous aider, nous relever, nous sauver.

Ce soir, si nous le voulons, peut être le premier jour du reste de notre vie, de notre nouvelle vie, vie d’homme, de femme, de baptisė en quête de sainteté.

Voilà pourquoi la cendre doit marquer notre front, rester visible, apparente devant nos frères et sœurs, même si cela nous coûte, si l’on a envie de l’enlever vite pour paraître normal, bien, beau ou belle, comme les autres.

Recevoir les cendres, c’est reconnaître notre pėchė et assumer que nous sommes un peuple de pêcheurs, mais également que le salut de Dieu est en marche.

Ce soir n’est pas seulement un soir de tristesse, car la promesse de Dieu, nous l’entendons aussi : « Qui sait? Il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment, et vous combler de bienfaits. »

Dieu n’est pas loin, il sait que pour changer, nous convertir, devenir vraiment et pleinement humain nous avons besoin de lui, alors il nous offre un temps, un long temps – 40 jours – pour changer.

Allons-nous saisir notre chance ? Allons-nous profiter de cette offre généreuse, gratuite de Dieu?

Cela dépend de chacun, de chacune. Personne n’est obligé. Mais nous savons ce qui est en jeu : notre bonheur, celui qui est durable, cette sensation de remplir chaque seconde de notre vie du meilleur de nous-même, de vivre pleinement notre existence, de vibrer de joie pour chaque rencontre, chaque parole dite ou reçue, chaque geste, chaque prière, chaque larme versée ou chaque pardon partagė. Vivre, mais vivre vraiment, sans obstacle, sans peur, sans lâcheté et sans concession a celui qui veut nous détruire, le malin.

Sommes-nous prêts? Cette aventure, ce temps de carême, ce n’est pas un film, un série télé, un roman : nous y sommes engagés tout entiers, pas seulement individuellement mais aussi comme groupe, peuple, eglise, communauté faite d’hommes et de femmes pleins de doutes, de questions,  mais aussi remplis de capacité, de générosité, de possible pour que demain soit vraiment un plus pour tous.  Alors, en eglise, acceptons-nous cela ?

Que ce carême soit une véritable aventure humaine, un renouveau pour chacun et chacune, et que ces cendres que nous allons recevoir marquent le début de notre nouvelle vie de baptisés, prêts à prendre le risque de devenir des saints !

Que la bonne nouvelle de Jésus vivant à jamais, maître du temps et de l’histoire, Prince de la paix, souverain des cœurs, nous donne la joie de gravir le rude chemin qui mène à Pâques en portant sa croix ce joug qui est léger et facile a porter, pour atteindre le royaume promis.

Qu’il nous donne sa joie ! Amen

TECHNOLOGIE

En ce début d’année 2014, j’ai dépensé beaucoup d’argent pour acheter de la technologie dernier cri : imachin.

Même si depuis longtemps j’ai de fortes questions sur cette manière de faire, je l’ai quand même fait, et c’est la dernière fois.

Pourquoi ? Parce que j’ai enfin fait le lien, j’ai compris pourquoi il me faut arrêter cette course à l’armement technologique dans ma vie.

Depuis mon expérience argentine, j’ai vu combien le peu de moyens, avoir peu est largement suffisant pour être heureux.

Je ne dis pas qu’il ne faut rien avoir, mais seulement que ne pas tout avoir, ne pas rechercher a avoir pour soi est sain (et saint).

Je suis aujourd’hui hyper connecté, mais ce lien est plus une chaîne qu’un attachement joyeux. Je ne suis pas plus heureux pour autant, je passe beaucoup de temps avec ce matériel, mais ce n’est ni pour mon propre bonheur ni pour celui de mes proches : cela ne m’aide pas a me rapprocher de ceux que j’aime, cela me gêne dans mes rapports humains.

L’être humain est relation, et tout ce qui le met en relation est bon.

Cependant, c’est de lien direct, de rapport humain dont nous avons besoin.

La technologie est un écran derrière lequel non seulement on peut avancer masqué, mais aussi qui met une distance supplémentaire avec nos proches.

La seule vraie raison d’avoir le meilleur matériel possible est pour le partager avec d’autres, et aujourd’hui tout ce matériel est tellement élitiste qu’il ne permet plus – ou peu – une utilisation coopérative. Ou alors j’ai encore à chercher…

Je suis ouvert à tout échange pour améliorer ma manière de vivre avec ce matériel (a part de l’envoyer en Argentine, bien sur !) !

Daniel RIGAUD

SEUL

Il y a peu, j’ai mieux compris un des épisodes de la vie du saint curė d’Ars, Jean-Marie Vianney.

A un moment de sa vie, cet homme était perturbé toutes les nuits par un démon qui lançait un grappin à sa porte, pour l’attirer à lui.

Le père Vianney demanda à un des hommes forts du village de passer la nuit chez lui, espérant que cette présence éloignerait le démon. Rien ne changea, sinon que le villageois se trouva terrifiė par ce dont il fut le témoin , et le saint comprit que ce combat lui était personnel : il lui appartenait de résister seul au démon, sans aide extérieure.

Dans la vie on est seul. J’ai découvert ceci avec un éclairage nouveau récemment, grâce à une crise personnelle importante. 

Il y a une part de ce que l’on vit que l’on peut partager à des amis ou à la famille, et une autre que l’on doit affronter seul, à l’image de l’écharde de saint Paul :

D’un tel homme (le Christ), je peux me vanter, mais pour moi-même, je ne me vanterai que de mes faiblesses. En fait, si je voulais me vanter, ce ne serait pas folie, car je ne dirais que la vérité. Mais j’évite de le faire, pour qu’on n’ait pas de moi une idée plus favorable qu’en me voyant ou en m’écoutant. Et ces révélations dont il s’agit sont tellement extraordinaires que, pour m’empêcher de me surestimer, j’ai reçu dans ma chair une écharde, un envoyé de Satan qui est là pour me gifler, pour empêcher que je me surestime. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi. Mais il m’a déclaré : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure (2 Co 12,5-9 ).

Les meilleurs psychiatres, psychologues, analystes n’y feront rien. A la rigueur, mais pas toujours, un accompagnateur spirituel pourra aider a trouver les racines en soi de cette épine, mais le choix de faire le bien, de suivre Dieu est au fond un acte totalement libre et pleinement personnel, unique.

Cela n’empêche pas de partager, et je crois que les amitiés sont déterminants dans notre vie, car elles nous aident à découvrir que nous sommes tous confrontes à cette réalité de la présence du mal en nous, et de cette nécessité d’y faire front de tout notre être… 

Partager notre condition humaine, dans la liberté qu’exige l’amitié, c’est recevoir ce cadeau précieux d’un accompagnement humain par lequel Dieu nous montre que si le combat est inéluctable, la victoire est possible, avec son aide indispensable. En cela, je ne pourrai jamais envisager ma vie hors de la foi : je laisse cela à d’autres, qui peut-être m’éclaireront sur leur manière de vivre ce combat…

Père Daniel RIGAUD

Dieu et les répounchous

Une maman m’a partagé cela :

Comme son fils lui disait qu’il ne croyait pas en Dieu, elle lui a dit :

« Quel est la plat que tu préfères ? »

Il lui a répondu : « les répounchous (asperges sauvages, pour les non-tarnais).»

« Pourquoi les aimes-tu ? »

« Parce que j’aime leur saveur.»

« C’est seulement pour cela que tu les aime ? »

« Non, c’est également parce qu’on va les ramasser ensemble, puis on les prépare, et enfin on les mange. »

« Ce que tu viens de dire des répounchous, c’est pareil pour Dieu : on va à la messe ensemble, on prie, on chante, puis on reçoit Dieu dans l’eucharistie. C’est pour cela qu’il a bon goût ! »

VDM

Tu connais VDM ?

C’est un site internet où les personnes racontent les petits em…bêtements de la vie qui leur arrivent. D’ou le titre du site : Vie de Merde (désolé).

C’est donc assez marrant : on découvre des épisodes bizarres et d’autres tragiques. des personnes anonymes qui racontent des faits divers qui leurs sont arrivés…

La spécificité ? chaque anecdote commence par « aujourd’hui », permettant de rendre l’événement présent.

La forme est proche de Facebook, avec la possibilité d’aimer en cliquant « je valide, c’est une VDM » ou « tu l’as bien mérité ».

Ce site connait pas mal de succès : 2950 anecdotes choisies pour les lecteurs sur plus de 645 000 proposées et plus de 306 000 000 clics… Une vraie entreprise !

Mon idée, comme chrétien, ce serait de faire de même, mais avec les anecdotes sur les moments de grâce que chacun découvre dans sa vie.

VDG : Vie De Grâce ! ca sonne mieux que VDM, et puis ce serait sympa, non ?

Si cette idée te parait intéressant, ou tout simplement géniale, dis-le moi, comme ça je vais mettre ça en place !

 Père Daniel RIGAUD

A TOI

Qu’est-ce qu’un prêtre ?

C’est un homme qui aime Dieu, et qui a été choisi par ce dernier pour transmettre sa Bonne Nouvelle.

Etre prêtre, pour moi c’est regarder mais surtout vivre avec les hommes et femmes d’aujourd’hui, avec ce regard amoureux de Dieu qui sait que chacun est fait pour le bonheur qui vient de Lui.

Est-ce facile ? Non ! Je suis habité, bousculé, questionné par ce qui se passe chez moi et ailleurs, et pour cela j’ai besoin d’être éclairé par les chrétiens et par les hommes.

Par les chrétiens, parce que nous sommes frères et soeurs, nous avons en commun cette hauteur de vue qui fait que l’on ne s’arrête pas au « tout-de-suite » mais que l’espérance n’est pas un vain mot pour nous. Parce que l’Esprit nous marque profondément, qu’il nous donne la foi, l’espérance et la charité…

Par tous les hommes, car Dieu a beaucoup de chemins, plus larges que ceux de mon église… Parce que la richesse de son regard ne s’arrête pas à la religion qu’il a choisi pour chemin principal pour le connaitre : le christianisme.

J’ai donc besoin de toi, lecteur, ami, connaissance, pour mieux aimer ce monde et en comprendre l’épaisseur. De tes pensées, de tes commentaires, de ton dialogue, de ton amitié. C’est la raison d’être de ce site.

Père Daniel RIGAUD

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2014

2013 aura été pour moi une année de transition, un passage.

L’expérience en Argentine a été si forte, si exaltante, si précieuse que le retour a été, je dois l’avouer, un peu difficile.

Pas du coté des amis et de la famille : la joie de tout le mois de janvier pour les retrouvailles (j’ai pris de nombreux kilos à cause de ces bons repas à la française que rien au monde ne me fera regretter !) : avec l’Arche, les belges, et tant de personnes chères à mon coeur !

Pas non plus du coté de l’église : l’accueil à Lavaur a été très chaleureux, les paroissiens très gentils et les confrères toujours aussi bienveillants et donnés à la mission. Il y a à faire ici et maintenant !

Non, ce qui aura été dur est d’avoir cette impression d’avoir vécu une parenthèse de 3 ans extraordinaire (pas toute rose non plus, il faut en convenir), comme homme, comme père (au foyer de l’Arche), comme prêtre, comme citoyen… un cadeau de chaque jour, même dans les moments difficiles, avec un pays et un continent qui donnent envie d’aller de l’avant, qui ont un souffle incroyables, une jeunesse prête à tous les défis, une foi à déplacer les montagnes…

Merci donc Seigneur de nous avoir donné un Pape argentin, quel cadeau pour mon retour !

Le retour est un vécu difficile, où il faut quitter les rêves du « c’est mieux ailleurs » pour retrouver le « ma place est ici ».

Les 2 derniers mois de l’année auront surtout été marqués par cette tension interne, qui m’a amené à la limite de mes forces et de mes énergies….

Mais voilà à quoi sert une nouvelle année : à repartir, avec courage, en regardant vers l’avant, en sachant qu’il n’y a aucune aventure qui ne coûte, que les faiblesses sont toujours l’occasion de grandir et les chutes de se relever : que les amis sont toujours là quand il le faut, et que le Seigneur place encore et toujours sur ma route ceux et celles qui me réchauffent le coeur quand j’en ai besoin ; simplement, ma propre fragilité, mes limites sont apparues un peu plus clairement…

Alors oui, 2014 sera une bonne année, et j’ai décidé de la vivre avec ce que je suis, pour toi, qui va lire ce message, et pour tous ceux qui sont encore à rencontrer et avec qui Jésus Christ me donne rendez-vous : sur ces routes humaines il y a encore du beau à vivre, et j’ai envie de tout coeur d’y participer, alors en avant !

Ce site sera dorénavant l’occasion de raconter régulièrement tout cela, et bien plus…

 Danielphoto