Une belle soirée

Space Hulk !

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Pour tout joueur de jeu de société amateur de jeu de  figurines, ce jeu est une sorte de Graal, de sommet, de formule 1.

 

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Alors faire une partie avec CL, retrouver les sueurs froides de la 1° mission, se dire pendant les trois quarts de la partie que tout est perdu, perdre ses hommes un à un en avant d’un pas et en voyant les renforts arriver toujours plus nombreux,  puis gagner sur le fil, ça c’est du jeu, de la pure émotion ludique, du bonheur à l’état pur que peu de jeux de société savent amener de cette manière !

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En plus, cerise sur l’artichaut (?!), jouer avec la dernière version, avec les figurines peintes par M. soclerond en personne, c’est le top niveau ! Du luxe !

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Merci et à la prochaine !

Daniel

2016

Pour une année nouvelle

Pour changer des voeux habituels qui ne me parlent plus beaucoup, voici mes voeux à moi…

Cher ami, cher lecteur, voici ce que je te souhaite pour cette nouvelle année :

Que 2016 t’apporte ce que tu n’espère pas,

Que 2016 t’apporte ce que tu n’attends pas.

Cette année, comme les autres, sera pleine de tout : de rencontres, de nouvelles amitiés, d’étonnement, de surprises bonnes ou mauvaises ( je ne voudrais pas te faire croire que ce sera une année parfaite, ce serait te (me) mentir !)

Même s’il y aura des moments difficiles, que tu y donnes le meilleur de toi-même : ainsi seulement tu réaliseras ta vocation d’homme ou de femme, tu feras grandir ce monde. Je te souhaite donc d’être toi-même en cette année nouvelle.

Car c’est notre vocation commune : apporter à ce monde un peu de meilleur grâce à ce que Dieu a placé en nous.

Que Dieu, donc, accompagne chacun de tes pas pour te soutenir dans les difficultés et t’élever encore dans les moments de joie.

Qu’il soit de tous tes combats, de toutes tes défaites, de chacune de tes larmes et de chacun de tes rires, qu’il soit le compagnon immense de tes petits moments.

Bref, que cette année te comble, mais d’inattendu !

 P. Daniel

2016

SURPRISE !

 Il est temps de te parler d’un projet que nous portons à 2, mon ami Marc et moi, depuis quelques années : éditer un jeu de notre invention !

Après maintes péripéties, nous sommes en passe de faire un premier pas avec l’acceptation du festival du jeu de Toulouse de nous mettre à disposition pour proposer notre jeu (ainsi qu’un second).

Les auteurs (merci Julien !) :

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Lien vers le site du festival : http://toulouse.festivaldujeu.fr

Les dates : 10,11 et 12 mai au parc des expositions de Toulouse !

Le jeu a été testé par des dizaines de petites mains (merci à tous), a été revu maintes et maintes fois, et il y a encore des surprises à la clé !

Sans vous gâcher la joie de le tester sur place, voici une présentation rapide de la future bombe du jeu de société !

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4 à 8 joueurs  à partir de 8 ans, pour 60 minutes de course effrénée et de pièges en tous genre !

But : être le premier être à obtenir plus de **? en terminant la course dans les sous-bois

Moyens : ramasser des plantes et des champignons, prendre des photos, pousser les autres ou leur sauter par-dessus, effrayer les animaux et terminer en tête !

quelques éléments du jeu : jeu

Nous en sommes à la version 5 des règles, mais le plateau, l’imaginaire, les règles ont été changés des dizaines de fois, et ce n’est pas fini!

Pourtant, aujourd’hui le « bébé » est presque prêt, alors souhaite-nous bonne chance et au mois de mai !

Dimanche des rameaux

Con palmas30 pièces d’argent : voilà ce que coûte l’amitié pour Judas. La trahison, la déception que Jésus ne soit pas exactement ce qu’il attend de lui (un chef de guerre pour bouter les romains hors de Palestine, un magicien qui oblige par ses signes à croire en lui) est à ce prix. Et pour moi, combien vaut l’amitié ? Quel prix suis-je prêt à payer pour garder un ami, un conjoint, pour renouveler l’amitié ou l´amour? Pour pardonner?

Dans un groupe comme celui des apôtres, quand on accuse publiquement l’un de ses membres de trahison comme Jésus le fait lors du dernier repas, chacun se sent concerné, comme s’il avait lui même trahi.

Pourtant, la question de Jésus est plus forte encore, car dans quelques heures ils le lâcheront tous.

Et moi ? Combien de fois ai-je trahi Jésus, le laissant se faire arrêter, torturer, juger pour me débarrasser de lui, sans avoir réagi ? Combien de fois ai-je été lâche dans ma vie, en tant que personne et en tant que chrétien ?

Je me souviens d’un soir à l’armée, où un de mes voisins de chambrée était « embêté » par des plus anciens que nous, et ou je n’ai pas réagi. Chaque fois que l’on parle de courage ou de trahison, j’ai cette image qui me revient en mémoire , comme le souvenir douloureux que moi aussi, je suis capable de trahir les miens, mes amis, ceux que j’aime. C’est d’autant plus douloureux que j’ai aussi, dans ma vie, eu quelques moments de courage, ou j’ai refusé l’injustice, la violence. Nous avons, toujours, le choix.

On dit de la presse qu’avec chaque personne qu’elle met sous le feu des projecteurs, elle utilise les 3 « L » : lécher, lâcher, lyncher. Il en est de même pour les juifs envers Jésus, et pour nous, parfois.

Premier temps, celui que nous célébrons ce dimanche : le triomphe. Jésus rentre à Jérusalem, ville sainte, comme un roi. Un roi simple, il est vrai, mais cette liesse, cette joie sont simples, spontanées, sans arrière-pensée ni machination: dans les faubourgs, on crie et adule celui qui a fait des signes extraordinaire, celui qui vient de Dieu, qui est son messager et qui annonce un règne nouveau, celui de la justice de Dieu, celui ou chacun est aimé et respecté pour ce qu’il est, pas pour ce qu’il paraît. On acclame, on chante, on est joyeux et on se dit qu’enfin le monde peut vraiment changer, qu’on va participer à ce changement, qu’on va en être le témoin. Quelle joie, quel bonheur !

Puis en quelques jours, tout change : la tension grandit, on se rend compte que tout n’est peut-être pas si simple, que les autorités ne se laisseront pas faire, qu’elles ne sont pas de son côté, qu’il vaudrait peut-être mieux oublier les rêves de changement et peut-être même supprimer ce Jésus qui nous a fait rêver, un instant, d’un autre avenir possible… D’un Messie, envoyé de Dieu, il devint un problème. D’une personne, il devient une question. D’un porteur d’espoir, il se change en faux prophète, en menteur. Qu’il disparaisse !

En cette semaine sainte, Jésus met en lumière notre humanité dans ce qu’elle peut avoir de meilleur ou de pire, et il nous invite à l’accompagner sur le chemin du salut. A ses côtés, en suivant ses pas, nous pouvons revivre les mêmes émotions : de la complicité avec ses apôtres lors du dernier repas, de son cœur qui a du se serrer quand il a dit ces paroles adressées à Judas et qu’il l’a vu s’enfuir, à la tension physique et psychologique au jardin des oliviers, jusqu’à l’abandon à la justice in-humaine, la lâcheté, la violence « gratuite » (celle-ci existe t-elle?), à l’acharnement dans le mal ou chacun apporte sa propre touche à l’escalade des coups et des injures, à la créativité humaine qui s’exerce pour le rabaissement de l’autre : lâcheté de Pilate, couronne d’épine, manteau de pourpre, crachats, chemin vers le Golgotha, clous, agonie.

« Voici l’homme ». Le Fils de Dieu laisse faire. Il se laisse faire. Le temps des mots et des signes est terminé ; voici venu le temps du signe de Jonas : le Dieu visible par tous en son fils se fait caché dans un homme défiguré, torturé, anéanti de douleur, qui apprend à aimer l’homme même dans sa folie destructrice, quand l’homme n’est plus que l’ombre de lui-même par ses choix, ses coups, sa justice intolérante et meurtrière. « Je n’ai pas protégé mon visage des outrages et des crachats, » écoute t-on chez Isaie, dans la première lecture.

« Voici l’homme ».

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Jésus met tout cela en lumière pour que nous apprenions de lui comment aimer vraiment. Il est la mesure, l’exemple de l’amour véritable, le seul qui est vrai et sur : l’amour infini de Dieu pour les hommes s’incarne pour nous monter le chemin. Il apprend l’amour jusque dans ses retranchements : le pardon libre, gratuit, libérateur, en regardant ses bourreaux en face. Comment ont-ils pu soutenir un tel regard ?

« Voici l’homme ».

Père Daniel RIGAUD

Père Robert Kinda

Le père Robert KindaP6050008Je suis né le 29 avril 1968 en côte d’ivoire de parents musulmans.

Mon père était homme de salle dans un hôpital : il donnait à manger aux personnes malades. Ma maman est mère au foyer. Je suis le 2° de 5 enfants, (3 garçons et 2 filles), ainsi qu’une cousine qui a été éduquée avec nous comme une soeur.

 Je suis issu d’une famille pauvre. Je vivais dans le 3° plus grand quartier populaire d’Abidjan.

Je suis allé à l’école primaire, puis au collège, mais je n’y allais pas toujours car mes parents ne pouvaient pas toujours payer. J’ai ensuite fait une CAP en électrotechnique.

J’étais musulman pratiquant. Mais j’ai rencontré le Christ. Et en même temps j’ai reçu l’appel au sacerdoce. Avant d’être baptisé, je voulais déjà rentrer au séminaire.

Chez moi, l’éducation des enfants est l’affaire de tous (de la communauté, pas que de la famille). En ballade avec des amis, je suis passé devant une église, et j’ai entendu des chants. Je les ai écouté : c’était beau ! Tous les dimanches, c’était pareil !

1 jour, je suis entré. J’étais bien, je n’avais pas envie de ressortir. Quand je suis sorti par un autre coté, j’ai vu une paroisse : une cour avec des jeunes, du catéchisme, un dispensaire. C’était un autre monde ! Tout de suite, une certitude : je veux être comme ça !

Vis-à-vis de mon entourage, il ne s’est rien passé, c’est comme si tout avait été préparé ! Par la suite, ils se sont tous convertis (mon frère aussi est prêtre !)

Quand j’ai senti ma conversion, j’ai été accompagné par un prêtre franciscain. Lors d’un déménagement, j’ai vu une Bible, demandé si je pouvais la prendre, et découvert le livre des Psaumes. Un travail intérieur se faisait – j’étais dépassé de joie, de bonheur !

Un jour, devant l’autel, je me suis mis à genoux, disant : «Merci, Seigneur». Me venait à l’esprit de psaume 127 : «Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ?». Un silence s’est fait, je me suis tu et j’ai entendu au-dedans de moi : «comment peux-tu élever la coupe du salut en restant de l’autre coté de l’autel ?». J’ai souri : «je serai prêtre !»

Mes parents n’avaient pas les moyens de payer le séminaire. J’ai fait des études pour avoir un CAP d’électrotechnique. Des amis sont venus me voir d’Italie, au moment où je passais un examen. Ils sont allés voir mes parents qui leur ont dit que j’étais à 45 km de là. Ils sont venus me voir, et m’ont dit qu’ils m’aideraient pour payer le séminaire. Je venais de décider de ne pas y aller, alors je suis allé voir le prêtre pour lui raconter cela : «Tu veux que Dieu lui-même descende du ciel pour te dire : Va au séminaire ! Quel signe de plus attends-tu ? »

J’ai donc été au séminaire d’ainés en côte d’ivoire (j’avais une vocation tardive) pendant 4 ans.

Il y avait un examen d’entrée, et je suis arrivé 3° du pays en philosophie, moi qui n’allait pas à l’école !. Je suis ensuite allé au séminaire saint Marc à Bimbo en Centrafrique. Au départ, j’avais pensé rentrer chez les franciscains, puis on m’a proposé d’entrer dans la branche séculière de la communauté des Béatitudes, ce que j’ai fait. J’ai fait 2 années, puis 1 an de stage au Congo, un an en cote d’ivoire au séminaire, et enfin 3 ans à Toulouse pour terminer la formation.

Le 22 octobre 2006, j’étais ordonné diacre à Lavaur, puis le 4 aout 2007 prêtre à Lisieux !

J’ai ensuite quitté la fraternité de la sainte famille le 15 aout 2008 (ou 9).Cela fait 7 ans que je suis prêtre à Lavaur. J’accompagne les jeunes de l’EPM, en paroisse, les plus pauvres;

Mon avenir ? Je suis bien dans le ministère. Je fais des choses pour les jeunes abimés, à l’aubépine.

Soeur Léonie

Soeur Léonie

2013-06-11 12.13.27 Pot d'aurevoir pour Sr Léonie des permanents de la paroisse  (14)

Je suis née en Cote d’Ivoire, dans le village de Monga (qui veut dire éternel)

Mes parents sont chrétiens. Mon père a été chef des chrétiens pendant 36 ans : c’est celui qui dans le village représente les chrétiens, accueille le prêtre quand il vient, etc.

Nous sommes 9 enfants, 3 filles et 6 garçons, et je suis la 4°, (la 2° fille).

Mon père était planteur, ma mère ménagère (elle est décédée il y a peu)

J’ai été à l’école à Abidjan, à 60 km de chez moi. Ma mère et ses soeurs se relayaient pour nous faire la cuisine, sauf au moment des semences ou c’était ma grand-mère qui venait.

Après le CM2, mon oncle m’a envoyée en internat chez des soeurs, c’est là que j’ai découvert ma vocation. Il y avait un concours d’entrée en 6°. Avec ma cousine, nous avons fait le même chemin, même l’entrée dans la vie religieuse !

En 5°, je suis venue en France car ma soeur ainée qui vivait à Grenoble venait d’avoir un enfant et il fallait s’en occuper. Je l’ai fait pendant 2 ans. J’ai poursuivi mes études jusqu’en 3°. La formation en comptabilité m’a permis de découvrir que ce n’est pas ce que j’aimais faire. J’ai étudié également le secrétariat, mais cela ne me plaisait pas non plus. Je voulais être proche des nécessiteux.

J’ai donc suivi une formation d’aide-soignante. Je suis ensuite rentrée au pays, au couvent.

J’y ai fait ma première profession en 1988. Après 1 an en communauté, j’ai été renvoyée en France.

A Paris, j’ai suivi une formation en psychomotricité.

En 1996, je suis rentrée et ai fait mes voeux perpétuels. Je vivais à la maison générale d’Abidjan. J’ai été 3 ans responsable de la communauté, puis on m’a renvoyée en France. Quand je suis rentrée au couvent, j’étais très liée avec un de mes frères et ma cousine. Lui a été ordonné prêtre et a été recteur du grand séminaire. Depuis 1 an, il est curé de paroisse.

De mon coté, après 1é ans de travail à tâtons, j’ai pris une année sabbatique. J’ai suivi une formation de recyclage au centre Sèvres – des jésuites – à Paris.

A Abidjan, nous avons créé un centre pour personne handicapées. J’y ai travaillé 3 ans comme psycho-motricienne.

C’était un hôpital de jour et 2 écoles, dont l’une s’appelait «la page blanche».

Il y en avait un dans un autre quartier de la ville. On y fait des jeux d’éveil pour les petits. Le 27 octobre 1999, le 2° centre est né avec 7 enfants(venus de la page blanche). On était 4 à s’en occuper. Nous avons fait une journée portes ouvertes en juin 2006 pour montrer au parents et au gouvernement notre travail auprès des adolescents. Beaucoup de gens sont venus.

On a continué à se battre, on a créé une association, fait des matches, l’arbre de Noël… Avant la guerre (2000-2002), il y avait 65 enfants avec handicap dans le centre !

Après guerre, nous étions toute une équipe pour les accompagner : une éducatrice, une éducatrice technique, une assistante sociale, une psycho pédagogue, moi… Il n’y a pas d’internat (on craignait que si on faisait un centre de vie les parents ne nous abandonnent les enfants).

On fait des sorties avec les jeunes : à l’aéroport, au zoo, au magasin, dans des familles…

On a corrigé certains regards sur ces enfants : on a fait des groupes de parole de parents…

D’un point de vue spirituel, on a le catéchisme, avec le curé qui est l’aumônier de l’établissement. En 2 ans, on les prépare au baptême, puis à la ^première communion (li faut simplement qu’ils sachent faire le signe de croix, et éventuellement qu’ils sachent dire le Notre Père).

Ma maman est décédée il y a peu, alors je retourne là-bas pour l’accompagner et être avec ma famille.

Rentrer au pays

Comment rentrer chez soi, après une expérience tellement enrichissante ? S’il est vrai que les voyages forment la jeunesse (et déforment les valises), je crois qu’il faut du temps pour accueillir en profondeur ce que j’ai a véritablement reçu : quelques pistes se font jour…

Hospitalité : les argentins sont chaleureux, accueillants, et arrêtent toute activité quand quelqu’un vient les visiter : cela m’a transformé dans ma manière d’être et de vivre : je crois que si nous n’avons qu’une vie, c’est justement pour la rencontre ! Il m’aura fallu du temps pour intégrer cela, mais c’est sans retour possible : Même le Père Thomas, co-fondateur de l’Arche, se levait immédiatement, malgré son grand âge, pour accueillir tout visiteur (il donnait même une clé de la porte de derrière aux gens bizarres comme Tim Guénard qui venaient le voir à tout heure du jour et de la nuit…). L’accueil, la gentillesse à l’heure de la première rencontre, de l’imprévu, est une richesse inégalable.

Sagesse : J’ai trouvé en Argentine une richesse chrétienne : celle de l’accompagnement spirituel. Par les prêtres, religieux et laïcs rencontrés, je crois que j’ai grandi de ce coté-là, si bien que pour la confession par exemple, je me sens plus «pointu», plus fin dans mon discernement, mais pas par don inné : je l’ai reçu de ce voyage : comme quoi la simplicité de la foi cohabite bien avec la profondeur du jugement ! Le silence, l’attention, l’amour véritable de l’autre permettent de trouver la bonne distance et de l’aider comme il en a besoin, non pas comme on le voudrait : cela nécessite une grande foi, car seul l’esprit Saint peut nous guider dans ce domaine !

L’Eglise : je suis parti avec une idée floue : changer l’église, car il me semblait qu’elle avait besoin d’une révolution : ces 3 ans m’ont aidé à préciser cette nécessité de changement, et à y voir plus clair… J’ai commencé à le mettre par écrit, je te le partagerai en temps utile…
Les lettres : Ces 21 lettres partagées avec les amis, paroissiens, et autres français m’ont aidé à communiquer ce que je vis : même si je ne sais toujours pas ce qui est vraiment intéressant, c’est une bon travail pour découvrir ce qui, dans sa propre expérience, est utile aux autres, ce que l’on j’ai envie de partager, de raconter… Je crois aussi , pour l’avoir reçu d’autres témoins, que chaque expérience humaine de croissance (même dans la douleur…) peut aider d’autres gens à grandir eux- mêmes… Il est vrai aussi qu’ouvrir des horizons change les perspectives (la crise, la corruption ou la démocratie ont un tout autre sens après mon passage en Argentine…)

Llegada

Querido(s) amigo(s) argentino(s),

Tengo que reconocer que te estoy extrañando !

Yo sabia que iba a pasar (me pasó hace uno anos de extrañar al los franceses en argentina…), pero ahora es el momento…

En algunos días te voy a contar un poco mas del recibimiento en Lavaur, mi parroquia, en mi diócesis, mi familia…

Pero ahora me faltan los abrazos, el cariño, la sencillez, los vecinos, el Arca (obvio !), la parroquia Santa Maria del Camino con sus curas y sus feligreses, los encuentros con los curas del decanato, y tantas otras cosas !

Recibir un Papa argentino fue y es para mi una alegría inmensa, y creo que es una manera más de reconocer que fue el Espíritu Santo que me guió hacia Boulogne sur Mer !

Que alegría ! Me parece «normal» que me cuesta un poco acostumbrarme de nuevo a mi diócesis, a mi país, a «mi» gente… Solo la comida me recibió perfectamente (tengo que cuidarme, porque engordé bastante…) !!!

Me gustaría hablar con cada uno, seguir todas las noticias, pero nuestras historias son diferentes, y la amistad a distancia es difícil.

Entonces, voy a armar este sitio para seguir contando, y proponer algunos días para hablar por Skype…

Que sigamos juntos, porque soy orgulloso de mis 3 años en argentina : siento que fue como crecer en humanidad para lo mejor… Que Dios te bendiga, y prepárate parar Pascua !!!!!

Padre Daniel