Mon année ludique 2017

Comme beaucoup de sites éclairés, je vais me permettre de lister les jeux qui m’ont fait triper, jouer, aimer le jeu pendant cette année 2017. Allons)-y par ordre alphabétique !

13 clues : un hanabi-like, donc du coopératif / compétitif sympa, beau matériel (un peu cheap quand même), et intéressant. Je ne sais pas pourquoi je n’y ai pas plus joué…

Anachrony : LE gros jeu de l’année pour moi, celui dont j’ai envie de faire plein de parties pour tester toutes les possibilités, les extensions… Grandiose, superbe, complet et fin, tout ce que j’aime dans une grande boite (enfin, 2 avec l’extension !)

Anachrony

Bardagi : un déception surtout pour les règles très mal faites, plus que pour le jeu, beau et finalement intéressant… A tester encore et encore !

Barony : un excellent et beau jeu de majorité. J’ai peur qu’il me lasse sur la durée, mais j’ai vraiment fait de belles parties !

Bien et le malt (le) : de la gestion d’abbaye pour fabriquer de la bière, cela ne peut être que bon ! Fluide, tendu, sympa même si j’ai perdu à cause des autres qui m’ont empêché de prendre les bonus alors que j’étais de loin le meilleur (c’est toujours comme ça), un jeu à reprendre sans modération tant il est simple à comprendre et bon à jouer. la dernière partie j’ai pu avoir les bonus et j’ai écrasé la concurrence, mais c’était des novices !

Captain sonar : Il faut être 8, mais c’est du très lourd ! J’aime beaucoup cette ambiance qui devient pesante au cours de la partie ! La bataille navale en direct et avec  les 2 adversaires qui se font face, avec de l’interaction, de l’écoute, de l’énervement… Difficile pour des novices, super pour des joueurs habitués, on n’a pas testé tous les environnements ni l’extension N°1 : à gouter sans modération !

Ice cool : un jeu de pichenette un poil court, avec du super matos, une accroche pour tous en 2 minutes et un principe sympa. Répétitif mais vraiment amusant, avec des coups légendaires à faire !

Inquisitio : un kif qui s’est révélé être une erreur : mais il faudra le tester avec une équipe un peu folle pour s’y amuser, car c’est vraiment glauque de se faire torturer et d’accuser l’autre pour qu’il reçoive plus de torture  ! Bizarre, décalé, 12° degré indispensable !

Intrigue : Le gros jeu d’enfoirés, dont j’aime faire une partie de temps en temps, mais avec la difficulté de trouver le public : beaucoup de joueurs n’aiment pas la grosse frustration que génère ce type de jeu. Le meilleur pour moi dans le genre, sauf à le comparer à Junta !

Jamaica l’extension 10 ans : cela m’a fait drôle de ressortir ce jeu vieux (de 10 ans!), de retrouver cette boite magnifique, avec une rare perfection dans les dessins, la présentation (ah, la carte au trésor – règle de jeu…). Pourtant, je ne me souvenais pas que la mécanique était aussi simple et peu intéressante… Beaucoup trop de hasard, mais l’extension amène son lot de nouveauté largement suffisant pour en refaire une ou 2 parties. On ne vieillit pas toujours si bien… Top 10 pour le matériel!

Keyper : Ma déception de l’année : j’aime beaucoup les jeux de cet éditeur et ses mécaniques huilées et inventives. Là, c’est encore très fort, mais je ne me suis pas aussi amusé que dans Keythedral ou Keyflower. Comme quoi tester des nouveautés n’amène pas toujours le meilleur. Cependant, je le testerai à nouveau, car il y a de la profondeur et de la rejouabilité…

Magic Maze : LE jeu coopératif : une très bonne surprise et des parties marrantes avec tous types de personnes, notamment les plus jeunes : c’est hilarant de les voir s’énerver car les vieux ne vont pas assez vite ! Je n’ai pas été au bout des scénarios, mais j’en ai envie, et avec l’extension sortie, il y en a encore pour un moment !

Mice and Mystics : Un superbe jeu avec un vrai scénario, des rebondissements, des jets de dés, du hasard et des fois où l’on perd en équipe, des figurines peintes magnifiques, bref un grand moment qui continuera en 2018 pour finir au moins la boite de base !

Mystic Vale (extension N° 2 ou 3 ou 4 ?) : je ne me lasse pas de ce jeu, et tous ceux à qui je le fais tester l’apprécient. Les dessins sont magnifiques, le jeu se renouvelle sans cesse, il ne lui manque que le français ! Très très bon…

Not alone : un jeu qui ne m’a plu ni dans sa mécanique ni dans son design, bref un raté pour moi, vite revendu !

Pandemie legacy : autant le jeu que les joueurs m’ont permis de gros moments ludiques tout au long de l’année ! Un gros jeu sympa, plein de bonne coopération. Je ne suis pas adepte du matériel ni du plateau, mais je dois avouer que les parties se renouvellent et qu’on a bien stressé au cours des mois ! A finir l’an prochain !

Perdition’s mouth : abyssal rift : un dungeon crawler, donc, gros et plein de matos. Déçu non par la mécanique bien huilée et bien foutue, relativement simple à appréhender (pas de jets de dés à foison) mais par les figurines et le monde trop glauque / noir pour moi. Dommage, mais bon quand même !

Round house : une autre très bonne surprise de l’année, un jeu de pose d’ouvriers avec de la tactique et de la gène des autres. très bon, pas encore testé les 2 extensions donc à suivre ! De la pose d’ouvriers intelligente…

Sticky cameleon : du grand n’importe quoi ludique, un plaisir jouissif autour de la table : parfait ! On se marre à essayer d’attraper les insectes et d’envoyer la langue sur les autres avant qu’ils n’aient eu le temps de récupérer leur proie ! Les langues s’emmêlent, on n’est jamais sur de ce qui va se passer, on interagit, et chaque victoire est vraiment un succès ! Du ou pon en refait une pour le plaisir, et on se fout de qui gagne ! Bon il faut chercher et se baisser après chaque manche, mais cela fait au moins de la gymnastique !

Ceux qui restent mes chouchoux :

Lords of Waterdeep : un très grand jeu, l’un des rares que mes joueurs réclament régulièrement…

Cyclades : des parties endiablées (haha !) se terminant sur le fil, avec toujours l’envie de faire mieux et la frustration d’avoir raté ce coup, là, au 7° tour !!!!! Et du matos magnifique peint par mon ami Soclerond !

Space Hulk : même si je n’ai plus le temps d’y jouer, un must en 2 contre 2, une tension à chaque partie et des fins de jeu épiques : inégalé. Matos de rêve !

Pour 2018, j’attends :

Charterstone (je l’ai déjà) : gros jeu ! Legacy et pose d’ouvriers

Galérapagos : à tester absolument ! Du fun et de la trahison, c’est bon c’est bon !

Lords of Helas : j’ai kickstarté, en espérant que le jeu est aussi beau que bon ! Ma grosse attente de l’année !

Lords-of-Hellas-1

Battalia extension stormgetes : déjà un très gros jeu de base pour moi, alors si il y en a plus… (kickstart aussi) deckbuilding et exploration au meilleur ! Des dessins superbes, des figurines pas parfaites mais encore une peinture superbe de Soclerond… Par contre, jeu long !

Gloomhaven : je cherche toujours le dungeon crawler de mes rêves (après Descent et tant d’autres) : apparemment celui-ci pourrait être le bon…

Bone année ludique à venir !

Une belle soirée

Space Hulk !

sh3

 

Pour tout joueur de jeu de société amateur de jeu de  figurines, ce jeu est une sorte de Graal, de sommet, de formule 1.

 

sh1

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors faire une partie avec CL, retrouver les sueurs froides de la 1° mission, se dire pendant les trois quarts de la partie que tout est perdu, perdre ses hommes un à un en avant d’un pas et en voyant les renforts arriver toujours plus nombreux,  puis gagner sur le fil, ça c’est du jeu, de la pure émotion ludique, du bonheur à l’état pur que peu de jeux de société savent amener de cette manière !

sh4

En plus, cerise sur l’artichaut (?!), jouer avec la dernière version, avec les figurines peintes par M. soclerond en personne, c’est le top niveau ! Du luxe !

sh2

Merci et à la prochaine !

Daniel

ANTIQUE (seconde édition)

 

Éditeur : ola

3 a 6 joueurs de 12 ans et +

Durée :  90 à 120 minutes de jeu

IMG_1760

Antique est un jeu de conquête et de civilisation ou l’on joue un peuple qui s’étend et progresse dans le savoir, la construction de cités ou de temples. Le but est d’attirer un certain nombre de personnages (en fonction du nombre de joueur) pour avoir la civilisation la plus avancée possible.

IMG_1747

Le principe du jeu est simple : a son tour, un joueur choisit une action sur une roue et la réalise : cela consiste en la récolte de marbre, fer ou or, le choix de légion, d’armées ou leur déplacement, la construction de temple ou de savoir, la conquête de villes…

IMG_1744

Tout cela permet de s’attirer les bonnes grâces de personnages (un sage pour 3 temples construits, un gestionnaire pour chaque progrès récupéré en premier, un roi pour 5 cités construites…).

Le jeu est fluide, la mécanique simple et les choix cornéliens : on a beaucoup de possibilités sans que cela soit compliqué, on voit tout ce qu’ont les autres et la tension vient de ce que peuvent faire les adversaires avant nous : pour nous 3 joueurs, la partie s’est terminée dans un mouchoir de poche, et on a envie de recommencer car beaucoup d’autres possibilités sont envisageables.

IMG_1752

En un mot : un bon jeu, jouable jusqu’à 6, qui demande plusieurs parties pour être maîtrisé sans être pour autant difficile… Il me tarde d’essayer a plus de 3 joueurs !

IMG_1755

Plutôt qu’un Risk, je conseillerais ce jeu pour les débutants en jeu de conquête pas trop militaire (Lucas a pu gagner sans trop s’attaquer aux autres…). Intéressant sans trop de longueurs, tendu mais sans trop, avec beaucoup de possibilités mais toutes facilement compréhensilbes pour des néophytes.

IMG_1742

 

Daniel rigaud

GEARWORLD : The borderlands

Bagarre et construction en univers steampunk

2 à 4 joueurs

14 ans

120 minutes (dépend du Nb de joueurs)

IMG_0092

Ce jeu paraît très complexe au premier bord, notamment a cause du grand nombre de pièces et de figurines qu’il comporte.

J’avoue quand même avoir été déçu en découvrant des figurines de qualité moyenne et toutes identiques, à par la couleur qui différencie les joueurs. Le matériel, les illustrations ne sont clairement pas le fort de cette version !

La mise en place du jeu est longue car on va immédiatement remplir la carte avec les ressources et les figurines. Pendant le jeu, peu de pièces apparaitront, mais elles ont une importance capitale : ce sont les objets que l’on construit et qui nous mènent vers la victoire ! 3 portes célestes et la partie est gagnée !

IMG_0094

Ainsi, les ressources apparaissent chaque tour aux endroits appropriés, et une phase de commerce va permettre de les amener où bon nous semble. Ce qui est étrange, c’est que le commerce nous permet de déplacer n’importe quelle ressource à l’autre bout du jeu, alors que pendant la phase de transport, on va péniblement essayer d’amener les siennes vers les endroits stratégiques, en utilisant barge, chevaux, ponts…

Par contre, l’effet positif de cela est que cela laisse toujours plane un doute sur ce que l’on va faire, tant il y a de possibilités d’attaquer, de se développer ou de rester dans son coin (pas bon !). Les coups de bluff et coups fourrés pleuvent, et celui qui parait être perdant au début peut se révéler imbattable quand il dévoile enfin ses batteries : les revirements sont légion, et le suspense en est d’autan plus relancé !

On doit donc être à l’affut de tout, s’alliant un tour pour trahir le suivant : de ce coté-là, on est dans le bon !

IMG_0097

Mon avis :

Ce jeu est le remake d’un jeu sorti il y a de nombreuses années, mais ce n’est pas à mon avis un grand jeu ; pourtant, il a quelques mécaniques qui sont intéressantes et qui peuvent faire d’une partie commencée sans grande prétention une bataille épique.

Cela dépendra donc de la fourberie des joueurs : à bon entendeur, salut !

DR

LORDS OF WATERDEEP

Lords of waterdeep

 Jeu de pose d’ouvriers

2 a 6 joueurs / 60 minutes / 12 ans+

 Buy_Lords_Of_Waterdeep_NZ-300x300

La cité de waterdeep (eau profonde) est menée par des seigneurs ; chaque joueur représente un haut personnage (louche) qui cherche à se faire bien voir des plus hautes sphères de la ville en embauchant des héros pour aller remplir des quêtes nécessaire à son expansion.

Vous allez donc vous retrouvez avec des voleurs, des magiciens, des barbares, mais aussi avec des bâtiments qui vous permettront d’aller plus vite en besogne. Vous aurez aussi besoin d’argent !

 Dit comme cela, c’est un peu simple et peut-être rébarbatif, mais ce jeu est futé et vraiment intelligent, si bien que n’importe qui se retrouve à l’aise dès le 2° tour du jeu !

 Le matériel est nombreux et sympa, mais pas très sexy : des cubenbois pour représenter des personnages, on n’a jamais vu aussi simplet et raccourci ! Cependant, cela permet de se concentrer sur la mécanique du jeu et pas sur des personnages que l’on perd (ou défausse) dès qu’ils ont rempli une mission…

Les bâtiments de la ville permettent donc d’activer des pouvoir, notamment l’intrigue, puissant mécanisme qui permet de piquer de l’argent ou des héros aux autres, ou d’avoir de gros avantages, tout en en octroyant une part à d’autres joueurs…

 Au début du jeu, un des grands pontes de la cité nous donne son aide cachée : des quêtes d’un certain domaine (commerce, piété, guerre) nous rapporteront plus de points à la fin du jeu…

 Lord-of-Waterdeep

L’extension permet d’ajouter un jouer et amène 2 autres plateaux de jeu qu’on ajoute au premier, avec de nouvelles quêtes, bâtiments, et de la corruption…

 Il est rare que j’ai été aussi emballé par un jeu (je l’avais remarqué il y a longtemps, mais je pensais qu’on ne pouvait se le procurer…), et malgré la barrière de la langue (on est en France, ici !), on se prend vite au jeu, essayant d’optimiser ses chances, râlant quand l’un des autres joueurs passe devant nous sur la piste de victoire. la fin du jeu est épique, et on espère toujours finir à 2 pas devant l’autre !

 Je reste étonné qu’un jeu aussi abstrait (toute l’histoire ne sert à rien, et même la ville ne ressemble pas à grand chose !) fonctionne aussi bien, et les parties que j’ai déjà faites m’ont vraiment donné envie de m’y replonger, ce qui est rare !

 Alors si tu parles l’anglais, plonge ! Il y a même des traductions des cartes sur internet…

Une vraie bonne surprise !

 Daniel RIGAUD

HEAVENS of Olympus

3 a 5 joueurs de plus de 13 ans

Temps : 60 a 90 minutes.

Type : pose d’ouvriers

Chaque joueur incarne un dieu inconnu qui essaie de faire sa place pendant la création.

Celle-ci dure 5 jours, donc 5 tours de jeu (on est chez les grecs, rapide et mal fait !!!).

Le but de chacun est d’avoir plus de points de victoires que les autres a la fin des 5 jours.

L’imaginaire est donc bien en place et la mécanique du jeu est vraiment bien rendue dans son lien au thème, ce qui est assez rare. Le plateau principal, sympa, montre bien çe que l’on peut faire.

Les illustrations sont jolies sans être géniales.

Le gros bémol est la boîte du jeu : je pense que l’éditeur a utilisé la même boîte que celle d’un autre jeu, ou qu’il était vraiment fatigué au moment de la conception, car rien ne correspond dans la taille des pions et des cartes, aussi on a plutôt en vie de la jeter, même si l’illustration de façade est belle. 

Voyons maintenant le principe du jeu :

4 actions sont possibles par tour, représentées par 4 cartes (laides mais efficaces) que l’on joue face cachée en simultané. Ce principe simple est vraiment futé, car si l’on joue la même carte qu’un autre joueurs on devra payer, alors que si on est le seul, on ne paye pas !

Les actions correspondent à un dieu que l’on fait agir, et c’est là l’astuce : on met en place des planètes qui doivent avoir un certain placement pour rapporter des points, et qui doivent également briller !

Le jeu est tendu, on est sans arrêt sous pression des autres joueurs et de ses propres décisions, avec possibilité de déplacer les planètes sur les orbites.

Les points de victoire peuvent être perdus si on n’a pas assez de pouvoir pour faire agir un dieu : encore une idée simple mais très bonne !

Chaque jour de création est ainsi divisé en trois phases ou l’on joue, puis on passe à un décompte de points avant de passer au jour suivant.IMG_0058

Mon avis :

Le matériel est le gros point noir du jeu, avec notamment une piste de feu (brillance des étoiles) dont les pions cachent 2 chiffres au lieu d’un – un comble !

La mécanique est bonne à très bonne, car ce n’est pas en une partie que nous avons pu découvrir toutes les subtilités, même si on s’est bien embêtés les uns les autres (toutes mes stratégies ont été annihilées par mes adversaires !). interaction maximum !

C’est un novice qui nous a gagnés, signe que ce jeu est accessible à toute personne qui n’a pas peur de réfléchir un minimum.

Le plateau de jeu est clair et on a vite compris ce que m’on peut faire.

Franchement je ne regrette absolument pas l’achat de ce jeu, car il me semble avoir un bon potentiel de rejouabilité, et je peux le ressortir dans de nombreuses occasions…

Au fait, il est en anglais…

ATLANTIS RISING

IMG_0015Jeu coopératif pour 2 à 6 personnes, à partir de 10 ans durant 60 minutes.

Quel beau plateau de jeu !

Commencer par un puzzle magnifique est une bonne manière de se mettre en jambes pour jouer… 

Pour une fois, ce n’était pas moi qui connaissait la règle, et ce fut un moment intéressant de découvrir l’effort nécessaire pour transmettre à d’autres les règles, le cadre qui permet de jouer ensemble. Tout un art que celui de la transmission…

L’île sur laquelle on joue coule, et les joueurs doivent coopérer pour construire ensemble un vaisseau qui leur permettra de s’évader de cet enfer !

Le moteur du jeu est la pose de pions (style « ouvriers ») qui chacun a leur tour, vont effectuer une action, pondérée par un jet de de qui permet (ou non) de récupérer des minerais qui serviront à construire les parties du vaisseau…

Tout cela serait très simple (encore que…) si après le tour des joueurs on ne devait piocher au hasard des tuiles qui s’enfoncent dans la mer, rendant inaccessible le minerai ou l’action qu’ils comportaient.

Le centre de l’île est composé d’un autel qui permet de récupérer des bonus aux jets de dés, et on en a bien besoin !

Alors qu’en penser ?

Comme jeu coopératif, il est assez tendu, et comme il est habituel dans ce genre de jeu, on nous pousse à chercher ensemble le meilleur compromis pour s’en sortir. Il faut avouer que cela fonctionne, et on coopère vraiment pour… Et c’est la que le bat blesse :  l’île est tellement belle qu’on préférerait y faire un pique-nique plutôt que de s’en échapper, et comme le vaisseau a construire est représenté par des cartes vraiment pas belles, on n’est pas tout fier de l’assembler petit à petit.

C’est vraiment la seule déception, qui fait que personnellement je rechignerai à y rejouer, alors que l’intérêt est présent.

Ce n’est donc pas le jeu coopératif ultime, et je suis heureux de ne pas en être le possesseur ! Je ne t’empêcherai pourtant pas de l’acheter si tu veux découvrir la coopération !

MYRMES

Tu connais les fourmis ? Ce jeu propose d’aider celles-ci à s’organiser pour survivre.

2 à 4 joueurs prennent place autour de la table pour un jeu de programmation. Le jeu dure 3 années, avec 3 saisons d’actions et une de survie : il faut accumuler de la nourriture pour pouvoir se développer.

La règle du jeu est un modèle de ce qu’il ne faut pas faire : elle présente les mécaniques du jeu, sans s’adresser au joueur : comme si on présentait chaque pièce d’une voiture à quelqu’un pour lui expliquer ce que c’est, sans la lui faire essayer ! Du coup, on patauge au départ, et c’est dommage !

Le jeu en lui-même est implacable : chaque décision est vraiment importante, et pour gagner (c’est quand même un jeu !), il faut toujours être à fond !

IMG_0013Les actions sont intéressantes et bien dans le thème : « fabriquer » des ouvrières ou des soldats, creuser plus profond son nid, faire naitre des larves, s’améliorer et sortir chasser ou placer des phéromones…

 Le seul hasard du jeu concerne les objectifs qui donnent les points de victoire : le jeu est déjà bien tendu sans eux, alors avec… ils sont tirés au hasard au début du jeu, et le premier  à en remplir un gagne également des points quand les suivants les obtiennent : de quoi tendre encore l’atmosphère,…

 Du coup, si la mécanique du jeu m’a beaucoup plu, je ne trouve personnellement pas l’intérêt de ce genre de jeu, qui revient à de la pose d’ouvrier… Sauf le fait d’embêter les autres joueurs, en posant des phéromones près de leurs galeries, les empêchant de se développer, mais du coup le jeu en devient très agressif et encore plus tendu…

 Je n’ai donc pas une très bonne impression sur ce jeu, mais j’en ferai une partie sans problème si l’occasion se présente ! Avis aux mordus et à leur propriétaire !

 J’ai quand même pu trouver sur internet une aide de jeu bien utile… à voir sur tric trac ou jedisjeux…

Mon avis : intérêt 2/5, beauté 3/5, durée de vie 3/5, imaginaire 4/5

MYRMES

Un jeu de Yoann Levet

illustré par Arnaud Demaegd

édité par Ystari Games

Daniel RIGAUD