4′ dimanche de carême

« L’action de Dieu devait se manifester en lui »

Texte du jour : http://levangileauquotidien.org/M/FR/

110aweb4° dimanche de carême : Le temps de compter le chemin parcouru, de regarder ce que nous avions décidé en début de carême, les efforts, et de faire le point pour voir ou nous sommes rendus.

Comme toujours, c’est la Parole de Dieu qui nous guide, qui nous éclaire pour avancer. Sur le véritable chemin de la sainteté, le seul chemin valable pour tout baptisé, pour tout chretien.

 Beaucoup de force dans les divers textes d’aujourd’hui, et comme toujours la question la plus importante pour chacun est double :

- Qu’ai – je entendu ?

- Que faire avec cela, comment me convertir à partir de ce que Dieu me dit aujourd’hui ?

Ce que j’ai entendu moi, c’est, dans la première lecture, que Dieu ne regarde pas comme les hommes, qu’il ne juge pas à partir de critères extérieurs de beauté, mais que « le Seigneur regarde le cœur ». Il sait, lui, voir en chacun le meilleur de nous-même, pour le révéler et le faire germer, jusqu’à ce que cela apparaisse aux yeux de tous.

En cela, Dieu est bon. Puis-je m’inspirer de la bonté de Dieu pour regarder comme lui, voir le meilleur, même cachė au plus profond de ma famille, de mes amis, de mes collègues ?

Dieu voit le dernier fils, celui qu’on cache, qui travaille loin, alors qu’on met devant ceux qui sont les plus beaux, les plus présentables. On ne trompe pas Dieu.

 Jésus lui aussi regarde autrement. Chez l’aveugle de naissance, il décèle non pas celui qui est porteur d’un mal injuste, mais celui qui peut faire paraître la gloire de Dieu, et Jésus fait les gestes et les paroles nécessaires pour mettre cette gloire à jour, pour ouvrir les yeux, pour ouvrir le cœur de cet homme, et de tant d’autres !

 Le chemin de cet aveugle est celui de la foi : après avoir reçu un don immense, petit à petit, il arrive à dire le nom de celui qui a transformé sa vie, puis il approfondit le sens de ce qui lui est arrivé en reconnaissant que cela de Dieu ; il devient témoin du salut enfin arrivé pour les hommes de bonne volonté ; enfin il souffre la persécution et s’engage à la suite de Jésus comme disciple.

 Si cet aveugle est libéré du poids qui pesait sur lui, cette libération s’accompagne de l’entêtement des scribes et pharisiens, qui deviennent aveugles à leur tour, refusant de voir Dieu à l’œuvre et faisant peser le poids du péché sur celui qui en a été libéré.

 Le mal nous coupe de toute grâce divine et nous empêche de voir où se situe le véritable bien.

Voilà qui nécessite notre conversion, sinon ce mal nous corrompra et coupera de la grâce de Dieu, nous ne pourrons plus rien de bon. Nous serons dans les ténèbres, sans aucune lumière pour nous secourir.

 Le carême est ce temps pour nous tourner à nouveau vers la lumière, pour accueillir le pardon de Dieu, pour renouer avec la grâce reçue au baptême et vivre en enfant de lumière.

 Dieu fait de nous des personnes responsables, debout, conscientes de ce que nous sommes et de nos engagements. Le mal cherche à détruire toute forme de bonté et à nous couper de l’amour de Dieu. Nous sommes engagés entièrement dans ce combat, et notre liberté doit grandir pour que nous choisissions ce qui correspond à notre nature, à ce que nous voulons être, à ce que nous sommes. En faisant cela, nous redécouvrons notre nature humaine et l’assumons pleinement, faisant de notre vie un don pour tous, un témoignage, un « oui » à Dieu comme celui de Marie.

Le pape FRANCOIS nous invite à faire de toute difficulté un défi : prenons ce chemin avec courage à la suite du Christ !

 Daniel RIGAUD

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