Archives annuelles : 2016

Le prix a payer

Quelquefois en roulant en voiture je remarque des animaux écrasés sur le bord de la route. Cela me révulse, mais il y a tant de voitures, de routes, de transport, il faut tellement de moyens pour aller d’un endroit à l’autre… Les animaux qui vivent au bord des routes ne peuvent pas tous échapper aux nombreux véhicules qui passent…

Alors, même si cela m’attriste, je reconnais que c’est le prix à payer pour notre civilisation évoluée : qu’à cause de cette nécessité de voyager, j’accepte, nous acceptons la mort d’un certain nombre d’animaux.

Je me dois aussi de faire le parallèle avec les enfants, puisque c’est la réalité actuelle. Le progrès de notre société est au prix de la mort d’environ 600 enfant par jour, en France.

C’est un choix de société qui a été fait pour des raisons sanitaires, médicales, apparemment bonnes : on a décidé de dépénaliser l’avortement.

Cette mesure est devenue, avec le temps qui passe et le progrès des lois qui l’accompagne, un mal apparemment normal qui est le signe de notre société actuelle.  On veut dépénaliser l’avortement, on l’annonce comme un progrès pour la femme, une manière de gérer sa vie, son corps, son émotion, ses relations… On communique dessus, on améliore les diagnostics pour déceler un problème chez l’enfant le plus tôt possible et on forme les médecins pour qu’ils puissent alerter les parents et leur ouvrir la possibilité d’ôter la vie si elle n’est pas aussi parfaite que prévu…

Alors, sur la route de la vie, de notre société, voici que nous pouvons contempler ces 600 enfants morts chaque jour. C’est un prix nécessaire, logique, normal, bon pour que nous puissions exister, pour que je puisse vivre.

A partir de combien ce chiffre, ce nombre d’enfant avortés devient-il insupportable ?

Pour moi, un enfant mort par avortement, c’est déjà trop. Je ne peux plus considérer mon pays, ma société évoluée comme un modèle quand je sais qu’elle se construit sur cette montagne de morts, qui plus est ceux qui sont les plus faibles, ceux que la loi devrait avant tout protéger : les enfants, les enfants à naître.

Alors c’est vrai, je me tais de plus en plus, ne trouvant plus de mots pour me battre et me révolter encore, car je suis horrifié chaque jour que Dieu fait par ce qui se passe chez moi, dans mon pays.

Notre civilisation est construite sur ces choix qui montrent à tous que nous préférons la mort à la vie, l’élimination à l’adoption, la disparition du faible plutôt que la responsabilité de l’adulte, des adultes, de la société.

Je ne sais pas combien de temps je pourrai supporter ce choix qui m’est imposé et que je supporte comme un péché social, comme un fardeau. Je prie pour ces enfants, pour qu’ils m’accueillent quand je rejoindrai le Royaume de Dieu, et qu’ils accueillent leur parents avec la miséricorde de Dieu dans le regard, dans le sourire, dans les bras qu’ils leur tendront en disant : « Papa, Maman, bienvenue, je t’aime ! »

ninos-bebes-01-z

Daniel RIGAUD

Vous n’aurez pas ma foi

Le 14 juillet, jour de la fête nationale à Nice, aujourd’hui en la fête d’Anne et Joachim (parents de la Vierge Marie) près de Rouen, ailleurs en Allemagne, en Turquie…

Des personnes qui se disent musulmanes en tuent d’autres, au milieu de la foule ou dans une église.

Face à la tâche humaine qui consiste à éduquer, à aider à grandir jour après jour, à corriger quand c’est nécessaire, à encourager souvent, voici que des êtres humains décident de donner la mort à d’autres, sciemment, sous couvert d’une soi-disant foi et d’un dieu (pas de majuscule à celui-là) qui leur demanderait cela.

Ce sont quelques personnes qui essaient d’horrifier leurs semblables, le monde.

Pour quoi ? Pour rien. Contre un système, un monde occidental dont pour ma part je condamne certaines valeurs bien éloignées de l’Evangile. Je le fais en parlant, en dialoguant, en rencontrant, à visage découvert, en construisant le monde petit à petit, pas après pas, en respectant la liberté de chacun, même quand des idées me choquent.

Alors vous n’aurez pas ma foi, jamais, vous qui croyez que tuer des innocents va vous amener des adeptes ou un revirement de conscience.

J’espère au contraire que la conscience de mes compatriotes se réveillera et qu’ils choisiront de donner à leurs enfant une éducation républicaine mais aussi religieuse, pour qu’ils ne tombent pas dans vos travers et sachent posément démonter vos pauvres arguments.

J’espère que les chrétiens seront solidaires et répondront sans haine mais fermement à toute attaque.

J’espère que les musulmans, dont certain sont pour moi des amis, s’uniront chaque fois un peu plus pour condamner ces gestes qu’ils exècrent eux aussi. J’attends que leurs autorités religieuses fassent front chaque fois un peu plus.

Vous n’avez ni courage, ni grandeur d’âme : vous n’aurez donc ni mon regard ni ma foi, déjà toute entière donnée au Dieu de Jésus Christ.

« Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt entière qui pousse »

Père Daniel RIGAUD, curé de Graulhet-Briatexte

IMG_4159

Retraite

IMG_5190

Une semaine auprès de Bernadette, avec des assistants de l’Arche : que demander de mieux comme parenthèse dans la vie paroissiale ?

J’ai donc découvert à la fois 2 témoins de l’Arche, Geneviève et Eric, leur parole et leur amour de l’Arche, 25 personnes fabuleuses qui donnent de leur temps et de leur vie pour ce projet fou de l’Arche,

IMG_5275

J’ai encore une fois découvert Bernadette, dans ce lieu où elle a vécu les dernières années de sa vie de religieuse et où son corps est conservé intact.

Une femme merveilleuse qui ne cesse de m’étonner par sa justesse, sa sainteté toute concrète : « je ne suis bonne à rien », « s’il y en avait eu une de plus pauvre, c’est elle que Marie aurait visitée » et tant d’autres parole… dont surtout celle-ci : « j’aurai toujours assez de santé, jamais assez d’amour »

retraite Nevers Avril 2016

Merci à tous, et bonne suite !

Une belle soirée

Space Hulk !

sh3

 

Pour tout joueur de jeu de société amateur de jeu de  figurines, ce jeu est une sorte de Graal, de sommet, de formule 1.

 

sh1

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors faire une partie avec CL, retrouver les sueurs froides de la 1° mission, se dire pendant les trois quarts de la partie que tout est perdu, perdre ses hommes un à un en avant d’un pas et en voyant les renforts arriver toujours plus nombreux,  puis gagner sur le fil, ça c’est du jeu, de la pure émotion ludique, du bonheur à l’état pur que peu de jeux de société savent amener de cette manière !

sh4

En plus, cerise sur l’artichaut (?!), jouer avec la dernière version, avec les figurines peintes par M. soclerond en personne, c’est le top niveau ! Du luxe !

sh2

Merci et à la prochaine !

Daniel

2016

Pour une année nouvelle

Pour changer des voeux habituels qui ne me parlent plus beaucoup, voici mes voeux à moi…

Cher ami, cher lecteur, voici ce que je te souhaite pour cette nouvelle année :

Que 2016 t’apporte ce que tu n’espère pas,

Que 2016 t’apporte ce que tu n’attends pas.

Cette année, comme les autres, sera pleine de tout : de rencontres, de nouvelles amitiés, d’étonnement, de surprises bonnes ou mauvaises ( je ne voudrais pas te faire croire que ce sera une année parfaite, ce serait te (me) mentir !)

Même s’il y aura des moments difficiles, que tu y donnes le meilleur de toi-même : ainsi seulement tu réaliseras ta vocation d’homme ou de femme, tu feras grandir ce monde. Je te souhaite donc d’être toi-même en cette année nouvelle.

Car c’est notre vocation commune : apporter à ce monde un peu de meilleur grâce à ce que Dieu a placé en nous.

Que Dieu, donc, accompagne chacun de tes pas pour te soutenir dans les difficultés et t’élever encore dans les moments de joie.

Qu’il soit de tous tes combats, de toutes tes défaites, de chacune de tes larmes et de chacun de tes rires, qu’il soit le compagnon immense de tes petits moments.

Bref, que cette année te comble, mais d’inattendu !

 P. Daniel

2016